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Des différentes formes de corruption
26 avril 2012UBS recommence à donner de l’argent aux partis politiques.[...]. Dès cette année, elle accorde à nouveau un montant global d’un million de francs aux partis.
Cette somme est identique à celle que verse le Credit Suisse. Mais il y a une différence importante entre les deux grandes banques. [... ] [UBS] ne souhaite soutenir que les partis «qui s’engagent clairement pour la concurrence et l’économie de marché», ce qui va sans doute pénaliser les partis de gauche. UBS ne fait aucun commentaire à ce sujet, mais on imagine mal le Parti socialiste, dont le programme politique évoque le «dépassement du capitalisme» répondre à cette exigence.
(Le Temps)
Autrement dit : l'argent de vos frais de tenue de compte au Credit Suisse sert à financer le PS. Réjouissante perspective.
Il est toujours intéressant de constater que lorsque cela arrive dans d'autres pays on appelle cela de la corruption...
Plus généralement, on ne comprend à vrai dire pas pourquoi une enteprise, plutôt que des particuliers comme les actionnaires, devrait faire des dons à qui que ce soit. Que ce soit le PS ou non. Le Credit Suisse finance en effet toute une panoplie d'activités qui n'ont rien à voir avec son métier.
Le but unique d'une entreprise capitaliste, comme le disait Milton Friedman, est de faire autant d'argent que possible pour ses actionnaires.
Ce n'est donc peut être pas une coïncidence si des entrerpises qui s'en écartent finissent par soutenir des partis ayant le «dépassement du capitalisme» dans leur programme.
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Schengen, espace d'insécurité coûteux
16 avril 2012Nous l'avons dit, nous l'avons redit, l'association de la Suisse aux accords de Schengen a été une erreur....
Et depuis...
Soyons francs. Les Accords de Schengen ont apporté d’importants avantages, y compris à la police. Nous avons par exemple accès à des bases de données internationales d’objets et de personnes qui nous sont très utiles. Et nous ne voulons pas revenir aux postes de douane plantés sur chaque chemin, avec ses files d’attente. Mais il faut bien admettre que Schengen pose problème: les contrôles sont devenus totalement insuffisants pour lutter contre cette criminalité transfrontalière. C’est un point qu’il va falloir renégocier. (Le Matin)
«Les estimations effectuées en 2005 étaient conservatrices», a reconnu la conseillère fédérale en charge du Département de justice et police (DFJP), Simonetta Sommaruga, vendredi devant les médias. «Je n’ai aucune indication que cela ait été fait intentionnellement», a-t-elle ajouté, soulignant qu’à l’époque il était difficile de tout prévoir pour ses prédécesseurs. Selon la brochure d’explications de juin 2005 du Conseil fédéral, la participation à Schengen et Dublin devait coûter 7,4 millions de francs par an. Ces coûts se sont révélés dix fois plus importants: ils se montent en moyenne à 80 millions chaque année, a indiqué la ministre socialiste. (Simonetta Sommaruga défend le surcoût des accords de Schengen)
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La femme-objet
27 février 2012Les féministes nous ressortent périodiquement la théorie de la femme qui serait réduite à l'état d'objet par certaines publicités, prétexte parfait à une censure étatique et une limitation des droits des femmes.
Oui, il s’agit bien d’interdire, explique l’écologiste. Je suis pour la liberté d’expression, mais le sexisme est un véritable problème de santé publique
La députée Verte Sandrine Bavaud
Je suis pas raciste, mais bon les Français... Je suis contre la peine de mort, mais bon les pédophiles... Et puis, je suis pour la liberté d'expression, tant que vous êtes d'accord avec moi !
Une femme est un être humain, et en tant que telle a exactement les mêmes droits que n'importe quel autre être humain, un homme par exemple. Dont le droit de choisir librement les objets qu'elle porte.
Un string, une burqa, un corset ou une robe en revanche sont des objets.
En quoi une femme deviendrait-elle un objet selon les objets qu'elle porte, ou ne porte pas ?
La censure féministe semble bien consister à priver une femme de son droit de poser sur une affiche, parée des objets de son choix. En somme, la femme serait quelque chose sur quoi elles, les féministes (qui ne s'incluent sans doute pas dans le lot des femmes trop bêtes pour savoir ce qu'elles veulent) auraient des droits. Autrement dit : un objet.
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Faut-il « moraliser » la LAMal ?
8 février 2012Une proposition de révision de la LAMal, en discussions au parlement, supprimerait le remboursement des prestations médicales en cas d'abus d'alcool.
Il s'agit de réprimer les excès des personnes qui se saoulent gratuitement, pour le plaisir ou par amusement
D'aucuns seraient tentés de trouver la proposition « raisonnable » ou « responsabilisante ». Après tout, personne ne vous oblige à boire.
Pourtant, regardons de plus près. Des personnes qui se saoulent gratuitement ? Avec un taux d'imposition de 29 francs par litre d'alcool pur, plus la TVA et le reste, cela me semble difficile. Mais ce n'est pas la question.
Des personnes qui se saoulent pour le plaisir ou par amusement ? Oui, mais y a-t-il donc d'autres raisons de boire de l'alcool ? Ou de faire quoi que ce soit d'autre, d'ailleurs ?
Autre absurdité :
En revanche, les alcooliques et toxicomanes, parce que considérés comme malades, ne seront pas concernés.
Prévoyons déjà des discussions passionnantes aux urgences pour savoir si une personne arrivée dans le coma éthylique s'y est retrouvée car alcoolique ou par consommation « récréative » d'alcool. Débat existentiel s'il en est.
Signalons également que le remboursement est déjà partiel, en raison des franchises et de la participation de l'assuré, qui s'élève déjà à 50% dans le cas de l'ambulance :
l'assurance de base obligatoire paie 50 % des frais de sauvetage nécessaires, au max. 5 000 CHF par an. 50 % également mais max. 500 CHF/an pour les frais de transport si la vie de l'assuré n'est pas en danger.
En réalité, personne n'a envie de se retrouver à l'hôpital. Les gens boivent de l'alcool pour le plaisir, mais non dans le but de finir dans le coma.
De même, le skieur qui se casse une jambe pouvait très bien rester au chaud chez lui. Il va skier pour le plaisir, non dans le but de se casser une jambe. De même pour celui qui fume des cigarettes ou mange trop ou mal, non dans le but d'avoir le cancer ou devenir obèse, mais par plaisir également. Et quid de celui qui a un accident de voiture en se rendant à son travail, travail qui lui permet de couvrir bien des dépenses de loisirs au-delà du strict minimum vital.
Bref, si nous devions faire le tri entre les risques médicaux et écarter tous ceux liés à nos choix, il ne risquerait plus grand chose à couvrir. C'est donc bien une pente savonneuse :
Les caisses-maladie elles-mêmes attirent l'attention sur les dangers du «principe de causalité». Avec les hôpitaux, elles craignent l'ouverture d'une brèche dans le système de santé. L'association santésuisse parle ainsi d'un «signal dangereux». Après l'excès d'alcool et de drogue, la question pourra être posée de savoir si d'autres comportements dommageables pour la santé pourraient ne plus être couverts par l'assurance-maladie, avertit sa porte-parole Anne Durrer.
Il s'agit uniquement d'une hypothèse. Les auteurs de l'initiative visant à supprimer le remboursement de l'avortement pourraient, par exemple, s'appuyer sur ce nouvel argument. Et l'UDC a déjà essayé à plusieurs reprises de retirer la distribution d'héroïne de la couverture de base de l'assurance-maladie.
Naturellement, certains ciblent l'alcool en raison de leur opposition personnelle à cette substance. Dans un marché libre, ils seraient libres de prendre une assurance avec option « abstinent » et contrôle hebdomadaire de leurs Gamma-GT du foie .
Mais nous ne sommes pas dans un marché libre. Ne plus rembourser les problèmes liés aux drogues ou à l'alcool n'est en rien moins arbitraire que de ne plus rembourser les jambes cassées ou les intoxications alimentaires.
Le genre de débat que cela ouvre est tout aussi insoluble rationnellement et dénué de pertinence que de discuter de la couleur des murs d'un bâtiment public qui n'aurait jamais dû être public. Discuter du catalogue des primes est tout aussi absurde que de discuter politiquement du catalogue d'une boutique. L'introduction de la LAMal s'est révélée catastrophique sur tous les plans - aussi bien au niveau de l'explosion des coûts que de l'introduction sur la place publique de débats moraux insolubles. Il n'y a donc pas de bonne réponse à la question de savoir si l'assurance maladie doit rembourser les frais liés à l'alcool - c'est la question elle-même qu'il faut dé-poser.
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Alain Berset, ou le climax autoritaire
15 décembre 2011Pierre Bessard, L’Agefi, 5 octobre 2005
Socialiste bon teint, président de l’Asloca, conseiller aux Etats pour le canton de Fribourg, Alain Berset nous veut du bien. L’homme s’oppose au travail le dimanche. Et donc combat la modification de la loi sur le travail soumise au verdict populaire le 27 novembre. Intervenant sur les ondes de la radio d’Etat hier matin, Alain Berset explique que les gares et les aéroports ne devraient pas contenir tant de commerces ouverts le jour sacré: «Le dimanche, j’apprécie de pouvoir acheter tout au plus une plaque de beurre s’il m’en manque.» Donc le reste du pays devrait s’aligner sur les besoins du ménage du sénateur Berset. Qu’il puisse obtenir ses 125 grammes de beurre et quelques achats «limités»! Les autres boutiques peuvent fermer. Belle hypocrisie.
Mais les désirs d’Alain Berset ne s’arrêtent pas là: «J’aime bien passer mon dimanche en famille et tous les Suisses devraient pouvoir le faire.» Pourquoi, en effet, ne pas passer son dimanche en compagnie de l’arrière grand-oncle d’Alain Berset, avant d’aller flâner le long de la Sarine ou d’assister à la désalpe de Charmey? Ou de courir Morat-Fribourg? Après tout, si lui le fait, tous les Suisses devraient aussi s’y mettre. C’est évident. Tant pis pour ceux qui préfèrent consacrer à leur famille le jeudi, vénèrent leur dieu ad calendas graecas ou tous les jours, ou s’adonnent à leur hobby préféré, voire font leurs achats le dimanche! Rome – pardon, Alain Berset – en a décidé autrement! A-t-il seulement effleuré l’esprit du conseiller aux Etats que personne n’oblige qui que ce soit à travailler ou à consommer le dimanche? Qu’il s’agit de choix d’adultes libres et responsables?
Au plus tard depuis La Route de la servitude, nous savons que les socialistes de tous les partis ne servent les intérêts ni des consommateurs, ni des travailleurs, mais uniquement ceux de leur propre pouvoir. Si «l’évêque» Berset avait prévalu au dix-neuvième siècle, les Suisses ne pourraient sans doute toujours pas acheter leur motte de beurre à la gare le dimanche. Ils devraient encore tous traire leur chèvre et battre le lait eux-mêmes.
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Impôts et niveau de vie
17 novembre 201136% d'impôts pour une famille moyenne.
On remarquera tout de même que l'émission, produite par la télévision d'Etat, « oublie » de mentionner les 460 francs d'impôt sur la possession de téléviseurs...
Plus généralement, les dépenses des ménages...
Là encore, outre les dépenses obligatoires, il faut compter les assurances obligatoires, réglementées et donc trop chères, le logement trop cher à cause de l'intervention étatique, le transport beaucoup trop cher (impôts sur l'essence, sur les voitures, sur la vitesse, etc).
Bref, sans trop s'avancer, c'est certainement bien plus de la moitié du pouvoir d'achat d'un ménage qui est sapée par une forme ou d'une autre d'intervention étatique.
Et nous raisonnons ici en statique, sur une année donnée. À la longue, l'effet de type taux d'intérêts composés sur le taux d'épargne, le taux d'investissement, et le taux de croissance est naturellement considérable:
- avec un taux de croissance de 2%, le PIB et donc grosso modo le niveau de vie double tous les 35 ans, avec 1%, tous les 70 ans.
- les études empiriques estiment que 10 points de pourcentage d'État en plus = 1 point de pourcentage de taux de croissance en moins
- durant les 50 dernières années, le poids de l'État en Suisse a augmenté d'environ 20 points de pourcentage...
À quoi il faut ajouter les effets à long terme sur l'innovation technologique, difficilement quantifiables.
Bref, en considérant la croissance démesurée de l'État ne serait-ce que sur un siècle, une estimation de perte de 90% de notre pouvoir d'achat potentiel semble tout à fait conservatrice.
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Transparence à tout prix
31 octobre 2011La Tribune de Genève nous apprend à notre plus grand soulagement que la Suisse est sur la bonne voie. C'est l'un des quelque cinquante programmes de l'OCDE, le fameux « Forum Mondial sur la transparence et l'échange de renseignements à des fins fiscales » qui le dit.
Son secrétaire remarque avec plaisir que la Suisse a su s'attaquer à « la problématique du secret bancaire ». On ne peut qu'être heureux d'apprendre que le cartel d'État que représente l'OCDE soit parvenu à touver la force de combattre le fléau qu'est le secret bancaire, montrant ainsi à la Suisse la voie de l'harmonisation en l'éloignant du dangereux chemin de la concurrence. Le mauvais élève semble peu à peu comprendre qu'il faut de la transparence à tout prix, pour être sûr que le fisc ait tout pris.
Las ! On entend déjà certains extremistes soutenir que le secret bancaire serait un impératif moral, que la concurrence fiscale serait bénéfique, voir même que la concurrence institutionnele aurait des avantages, alors qu'elle rapproche le pouvoir de l'individu, comme s'il méritait de se gouverner lui-même.
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État de Droit et expulsions
14 septembre 2011Non vraiment, la Suisse est trop laxiste avec les demandeurs d'asile :
Il a été expulsé de force et s’est retrouvé quelques mois plus tard en prison. Geordry, un Camerounais de 26 ans, est un des protagonistes du documentaire Vol spécial de Fernand Melgar, tourné dans le centre de détention administrative de Frambois. Aujourd’hui, après cinq mois passés derrière des barreaux camerounais, il vit caché à Yaoundé. Car il craint d’être à nouveau arrêté par la police pour le seul fait d’avoir demandé l’asile en Suisse.
Pas le premier cas, naturellement :
Stanley Van Tha a été expulsé de force vers la Birmanie en avril 2004. Il se disait persécuté par la junte birmane mais l’Office fédéral des migrations (ODM) ne l’a pas jugé crédible. A Rangoon, Stanley est arrêté et torturé dans la prison de l’aéroport. Quatre mois plus tard, il est condamné, sans procès, à 19 ans de prison. Sept ans pour «menace à la sécurité et à la paix du pays», sept pour émigration illégale et cinq pour «utilisation de faux timbres sur le passeport.»
En même temps, fuir un pays qui emprisonne les gens pour des années sans procès est-il vraiment un motif d'asile valable ? Sans doute que non, sinon la Suisse devrait bientôt être reconnue elle-même comme pays source de demandeurs d'asile :
A l’heure où le débat sur la sécurité embrase le canton, les députés genevois veulent multiplier par 12 les places de détention administrative. Alors que le centre de Frambois en compte une vingtaine, que Genève se partage avec le canton de Vaud dans le cadre d’un concordat, les élus ont accepté jeudi une motion radicale proposant de créer 250 places «en recourant provisoirement à l’installation de conteneurs». But de la manœuvre? Pouvoir y enfermer au plus vite des délinquants multirécidivistes sans titre de séjour. Accepté par l’Entente (PDC, PLR), l’UDC et le MCG, le texte a été rejeté par les Verts et le PS. Une motion UDC réclamant la création de 1000 places a été refusée.
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Trahison
7 septembre 2011Ainsi, notre Banque nationale se dit prête à acheter des euros en quantité illimitée... Inutile de dire que cela peut aller très loin dans la dilapidation de « notre » argent. Qui plus est, la politique monétaire suisse doit désormais suivre celle, lamentable, de l'UE.
Perte de souveraineté qui ne semble pas même déranger l'UDC :
L’UDC aussi a fait demi-tour sur route. En mars encore, Christoph Blocher demandait la démission du président du directoire Philipp Hildebrand, que l’hebdomadaire Weltwoche accusait de «faux-monnayage» pour ses interventions malheureuses sur l’euro en 2010.
«Son intervention sur le cours de l’euro consistait davantage à montrer notre solidarité avec la zone euro qu’à défendre le franc et nos exportations. Cela a fait perdre des sommes énormes à la BNS pour rien», se justifie le leader de l’UDC. Aujourd’hui, il applaudit: «La BNS a eu raison d’intervenir vigoureusement. La force du franc tournait au drame. Quand on se lance dans une guerre contre une autre valeur, il faut se donner toutes les chances. Mais il faut gagner cette guerre contre l’euro!»
La politique actuelle de la BNS semble être tout simplement de perdre toute crédibilité, en se comportant effectivement comme des faux-monnayeurs. Pour faire baisser la valeur d'un produit, il faut en effet montrer que l'on est nul, icompétent, imprévisible. Question tout de même, pour une telle politique du pire, a-t-on vraiment besoin d'un directeur de la BNS grassement payé ? Confier le poste à un singe payé trois bananes par jour serait tout autant à même de faire perdre confiance aux marchés envers la monnaie suisse.
Pendant ce temps, le potentiel inflationniste du dollar, contre lequel nous avions averti il y a deux ans, commence à se réaliser. Comme si cela ne suffisait pas, la Fed risque encore de réimprimer de la monnaie. Autrement dit, le dollar reste encore surévalué. Et c'est exactement le même genre de potentiel inflationniste que la BNS a déjà créé par ses annonces précédentes, et qu'elle s'apprête à poursuivre.
Même d'autres économistes n'ignorent pas le danger :
Les économistes sont presque unanimes pour pointer le risque inflationniste dû à une création monétaire débridée. Le bilan de la banque centrale risque également d’exploser. «Cela incite les banques à prêter de manière trop laxiste et il est probable que nous soyons à l’aube d’une bulle immobilière en Suisse», considère Bruno Jacquier.
Autrement dit, une perte de pouvoir d'achat massive pour les Suisses, et le risque d'une grave récession... Tout cela sous le prétexte purement fallacieux de protéger l'industrie des exportations. Si notre cher gouvernement voulait vraiment aider l'industrie suisse, il pourrait pourtant prendre des mesures très simples :
Plus fondamentalement, attacher plus d'importance aux exportations qu'aux importations est une ineptie économique, comme l'ont déjà montré Bastiat, Rothbard, Milton Friedman :
As Milton Friedman said, a sustained trade deficit is the best possible outcome…. we get physical goods like cars, flash memory, oil, computers, toys, and all sorts of other goods for cheaply produced ‘paper’ known as currency.
Même Krugman l'explique très bien (Krugman dit des bêtises 6 jours sur 7, mais aujourd'hui c'est mercredi) :
imports, not exports, are the purpose of trade. That is, what a country gains from trade is the ability to import things it wants. Exports are not an objective in and of themselves: the need to export is a burden that a country must bear because its import suppliers are crass enough to demand payment.
Nous devrions utiliser nos francs suisses forts pour acheter des biens bon marché à l'étranger, et se la « couler douce ». Autre leçon d'économie de base, si nous payons nos importations en euros, d'où viennent-ils ? Nous les avons obtenus par échange de francs suisses, francs suisses qui vont tôt ou tard servir à acheter des biens en Suisse, autrement dit en exportations !
Il s'agit donc bien de trahison dans le sens que la BNS se soucie uniquement des intérêts à court terme de certaines industries, au détriment des intérêts à moyen et long terme de l'ensemble de l'économie, et en violation flagrante de son mandat constitutionnel consistant en une politique monétaire servant les intérêts généraux du pays.
L'autre raison étant un soutien politique à l'euro, à nouveau une vision de pur court terme :
Cette politique va «coûter très cher» à la Banque nationale, estime Marc Chesney. «Le risque de pertes est grand, poursuit-il. Il s’agit tout de même d’argent public. Sans oublier que la BNS investit dans une devise dont on n’est pas certain qu’elle existe à moyen terme.»
Bien sûr, les keynésiens nous diront que le court terme est tout ce qui compte, puisqu'à long terme nous serons morts. Ce qui est sûr en tout cas, c'est qu'avec ce genre de politiques, à long terme, nous serons pauvres.
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Criminalisation du sexe rémunéré
18 août 2011Le Conseil fédéral a mis hier en consultation son texte portant « Approbation et mise en oeuvre de la convention du 25 octobre 2007 du Conseil de l’Europe sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels »
L'Institut Laissez-Faire semble avoir été oublié dans la procédure de consultation : nous n'avons rien reçu. Il va sans dire que l'ILF s'oppose fermement à toute pénalisation accrue du sexe. Naturellement, nous allons encore passer pour des extrémistes... pour avoir défendu le statu quo!
On retrouve dans ce texte les bonnes vieilles prémisses chrétiennes :
- Le sexe c'est mal
- L'agent c'est mal
- Donc, le sexe pour de l'argent c'est très mal.
La révision du Code pénal prévoit donc que
Art. 196 CP (nouveau): Actes sexuels avec des personnes mineures contre rémunération (titre marginal)
Quiconque, contre rémunération, commet un acte d’ordre sexuel avec une personne mineure ou l’entraîne à commettre un tel acte est puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus.Un acte donné devient donc passible de trois ans de prison par le simple fait que de la rémunération intervient... Selon quelle définition tordue de la justice un acte devient-il donc un crime par la simple présence d'argent ? Y-a-il une différence entre un meurtre gratuit et un meurtre rémunéré ? Naturellement non. Ce genre de distinctions non-pertinentes interviennent toujours pour créer de faux crimes de toutes pièces. En quoi un prix de zéro serait-il plus moral qu'un prix de 1,2, ou 100 francs ? On retrouve le même genre d'interdiction absurde dans le cadre de la transplantation d'organes.
Le texte prévoit également l'interdiction de production ou consommation de « pornographie » (en soi notion juridique dénuée de tout sens moral) impliquant des personnes de moins de 18 ans...
Une personne de plus de 16 ans mais de moins de 18 ans est donc libre d'avoir tous les rapports sexuels possibles et imaginables qu'elle veut avec toute autre personne de plus de 16 ans, mais attention, si elle ou son/sa/ses partenaire (s) sortent une caméra ou un appareil photo, un grave délit sera soudain commis....

