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Hans Ziegler : la fin de la faim, ce ne sera pas grâce à lui

En 1952, le Bernois Hans Ziegler, âgé de 18 ans, arrive à Paris. Il y adhère au stalinien Parti communiste français1 et entame une longue série de mauvaises fréquentations, en rencontrant Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir :

So verfasste ich den ersten Artikel meines Lebens. Als ich fertig war, redigierte ihn Simone de Beauvoir. Sie war eine strenge Frau. Bevor sie ihn an Les Temps Modernes weitergab, hatte sie noch meinen Vornamen gestrichen und durch Jean ersetzt. „Hans“, sagte sie, „das ist doch kein Name!“

J’ai donc écrit le premier article de ma vie. Une fois fini, Simone de Beauvoir l’a relu et corrigé. C’était une femme stricte. Avant de le transmettre aux Temps Modernes, elle avait barré mon prénom et l’avait remplacé par Jean. « Hans », dit-elle, « ce n’est pas un nom ! »

– « Interview mit Jean Ziegler », Die Zeit, Nr. 1, 2011 (archive)

Son premier article écrit, baptisé par la communiste Simone de Beauvoir en personne, le petit Hans – désormais Jean – était paré pour affronter le monde et débuter sa misérable et malfaisante carrière : une vie entière consacrée à la promotion de l’idéologie la plus meurtrière de l’Histoire, le socialisme.

Obéissance et infiltration socialistes

« Communiste de cœur », après le stalinien PCF, c’est tout naturellement qu’il adhère ensuite au parti dont fit partie le sinistre Lénine – le Parti socialiste suisse. Ce même Lénine duquel le titre de son livre est une citation : Retournez les fusils ! Choisir son camp.

Né en 1934, il a 30 ans lorsqu’il reçoit de nouvelles instructions de ses mentors communistes, cette fois de Che Guevera :

1964 chauffiert Jean Ziegler den damals schon legendären Che Guevara bei einer Konferenz in Genf. Begeistert will er mit dem Revolutionär nach Kuba aufbrechen. Doch Guevara lehnt ab. Jean Ziegler solle hier in der Schweiz, wo er geboren ist, gegen den «Kopf des kapitalistischen Monsters» kämpfen.

En 1964, Jean Ziegler a conduit le légendaire Che Guevara lors d’une conférence à Genève. Avec enthousiasme, il veut partir pour Cuba avec le révolutionnaire. Mais Guevara refuse. Jean Ziegler doit lutter contre la « tête du monstre capitaliste » ici en Suisse, où il est né.

La même année, devant l’ONU, futur employeur de Ziegler, le sinistre Che Guevera défend les exécutions sommaires de son régime.

Dans une interview de 20222, Ziegler lui-même le relate ainsi :

J’ai été son chauffeur pendant un certain temps, à Genève. La veille de son départ, j’ai pris mon courage à deux mains et lui ai lancé : « Commandant, je veux partir avec vous ! » Il m’a alors montré les bâtiments illuminés au centre de Genève et m’a dit : « Le cerveau du monstre est ici. C’est ici que vous devez vous battre. » Le Che m’a indiqué la stratégie du combat à mener : l’intégration subversive. L’objectif devait être de pénétrer dans les institutions et d’utiliser leur pouvoir à mes fins. C’est ainsi que je suis devenu professeur d’université, parlementaire et même rapporteur spécial auprès des Nations Unies.

Une interview surprenante de franchise...

Pourtant, en quarante ans, le capitalisme a sorti 800 millions de personnes de la pauvreté en Chine, essentiellement après les réformes de Deng Xiaoping dans les années 1970. N’est-ce pas là la preuve de l’efficacité du capitalisme ?

Le mode de production capitaliste est certainement le plus vital et le plus créatif que l’humanité ait jamais connu, mais il échappe au contrôle de l’État et des syndicats.

Bien entendu. Le but n’a jamais été de nourrir les affamés. Le contrôle, autrement dit le pouvoir, tel est le vrai but du socialisme :

Si, en définitive, j’avais à trouver une formule générale pour exprimer ce que m’apparaît le socialisme dans son ensemble, je dirais que c’est une nouvelle formule de la servitude.

– Tocqueville, Discours à l’Assemblée constituante sur la question du droit au travailŒuvres complètes, IX, p. 541, 1848

Dictatures et famines socialistes

Autre interview, en suisse allemand cette fois (la langue maternelle de Hans), où il est demandé à Ziegler s’il est Léniniste, ou bien ?

Aber den Lenin, den findest du gut, oder?

Il ne le nie pas… Se contentant de renvoyer à l’infâme monstruosité marxiste du « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ! » (« Jeder nach seinen Fähigkeiten, jedem nach seinen Bedürfnissen! »).

Lénine, qui en 1921 décida que les « besoins » de plusieurs millions d’Ukrainiens n’incluaient pas celui de vivre ; logique communiste qui sera répétée dix ans plus tard par son successeur, Staline, le grand idole du premier parti de Ziegler : le Holodomor, où périrent 13% de la population ukrainienne, délibèrement assassinés par la famine du « Grand Staline ».

Car bien entendu, puisque connaître les « besoins » et « capacités » est impossible, il ne reste donc plus que, comme le suggère le socialiste Oskar Lange (lorsqu’il prétend répondre à la démonstration de Ludwig von Mises de l’impossibilité du calcul économique en régime socialiste), de « les établir par le jugement des autorités » (« established by the judgment of the authorities administering the economic system »). Ce que firent bien Lénine et Staline ; on en revient donc, comme toujours, à l’Énigme de Kołakowski, qu’il nous faut garder à l’esprit durant tout le parcours de Ziegler. Et puisque l’on parle de Staline :

Bei der Wahl seiner Bündnisgenossen war der Schweizer Kapitalismusgegner Jean Ziegler noch nie wählerisch. So hat er – offenbar ahnungslos – auch eine deutsche Politsekte unterstützt, die bis heute Stalin und Mao Zedong verehrt.

Kim Il Sung, Muammar Ghadhafi, Fidel Castro, Robert Mugabe: Die Liste der Diktatoren, die Jean Ziegler in seiner schillernden Karriere als Autor, Kapitalismusgegner und SP-Politiker allzu eifrig verklärt hat, ist lang – und sie wird immer länger. So steht der 84-Jährige derzeit ebenso stur wie standesgemäss zu den linkspopulistischen, venezolanischen Despoten Hugo Chávez und Nicolás Maduro, die ihr Land innerhalb von wenigen Jahren heruntergewirtschaftet und die Demokratie faktisch abgeschafft haben.

L’anticapitaliste suisse Jean Ziegler n’a jamais fait la fine bouche lorsqu’il s’agit de choisir ses alliés. Il a également soutenu une secte politique allemande qui vénère toujours Staline et Mao Zedong, apparemment sans le savoir.

Kim Il Sung, Mouammar Kadhafi, Fidel Castro, Robert Mugabe : la liste des dictateurs que Jean Ziegler n’a que trop glorifié dans sa fulgurante carrière d’auteur, d’opposant au capitalisme et d’homme politique du Parti socialiste est longue – et elle s’allonge. L’homme de 84 ans est actuellement aussi têtu qu’il convient aux despotes vénézuéliens populistes de gauche Hugo Chávez et Nicolás Maduro, qui ont renversé leur pays en quelques années et effectivement aboli la démocratie.

– Lucien Scherrer, « Jean Zieglers Stalinisten-Connection », NZZ, 4 Février 2019

Ziegler, donc, qui, toute sa vie, a soutenu les pires régimes, fut ami des pires dictateurs, ne condamnant souvent que bien tardivement leurs crimes, n’offrit naturellement jamais la moindre ébauche de solution à l’Énigme de Kołakowski, l’ensemble de son parcours étant marqué par cette contradiction :

Mais Dieu se rit des prières qu’on lui fait pour détourner les malheurs publics, quand on ne s’oppose pas à ce qui se fait pour les attirer.3

– Bossuet

En effet, il les aura tous soutenus, les pires affameurs, « de la Corée du Nord de Kim Il-sung à l’Ethiopie de Mengitsu, du Zimbabwe de Mugabe au Cuba de Castro » :

Le summum de l’absurde étant atteint lorsque ce même personnage, soutien constant des pires affameurs, est nommé... Rapporteur Spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation. Nous voilà en plein sophisme de l’antonyme, et voilà un bien bel exemple de comment les faux droits ne servent qu’à piétiner les vrais : comme avec toute proposition socialiste, un peu comme le « droit au logement » décourage les constructions, donc réduit les possibilités de logement, ou comme le « service public » consiste précisément à exempter une entreprise nationalisée de devoir servir le public pour survivre.

Mais puisque l’on parle d’alimentation, sans doute une telle absurdité n’avait plus été vue depuis que le Ministère de l’Alimentation de l’Allemagne national-socialiste, tel le Ministère de l’Abondance du roman 1984, avait pour mission d’organiser les famines.

Dans les deux interviews, Ziegler mentionne la Commune de Paris comme unique exemple de « vrai » communisme. Il oublie les Taborites bien sûr, mais peu importe.

Ce qui est pertinent ici, c’est qu’il y a une raison pour laquelle ces systèmes primitifs n’ont jamais tenu longtemps : ils peuvent fonctionner dans une petite communauté étroitement liée, pendant un certain temps, produisant des biens spécifiques simples (comme les kibboutzim – mais même cela n’a pas tenu longtemps, voir Johan Norberg : « The rise – and disastrous fall – of the kibbutz »). En revanche, nourrir des milliards de personnes, coordonner les actions de milliards d’individus qui ne se connaissent pas, dans la production de biens extrêmement complexes et diversifiés ? (J’ai « besoin » de chocolat aujourd’hui, espérons que quelqu’un à l’autre bout du monde avait la « capacité » de planter du cacao il y a 5 ans, et que quelqu’un d’autre avait la « capacité » de concevoir et d’exploiter un cargo pour me le faire parvenir, etc., etc. Voir le classique de Leonard E. Read : « I, Pencil ».) Cela, seul le capitalisme mondialisé peut y parvenir.

D’ailleurs, si seule la Commune de Paris constituait un véritable communisme, et que tous ces régimes ne l’étaient pas, pourquoi diable Ziegler les soutenait-il malgré tout ? Pourquoi n’était-il pas plutôt occupé à assurer la construction d’un véritable communisme (localement et volontairement, par exemple), au lieu de perdre son temps en visites aux dictateurs sanguinaires des « pseudo-communismes » ou « pseudo-socialismes » cubain, nord-coréen, irakien, etc... ? Il faudrait savoir, Hans : nous voilà arriveś, comme toujours avec le socialisme, à l’Énigme de Kołakowski (à laquelle seul le libéralisme offre une réponse).

Dans la même interview4 candide :

Nous combattons la faim. Nous luttons contre la toute-puissance des multinationales. Nous luttons contre le réchauffement climatique. Mais que va naître des ruines de ce système ? Personne ne le sait, parce que c’est comme ça que l’histoire fonctionne.

La révolution comme fin en soi et non comme simple moyen, comme d’habitude. Prétendre lutter contre la faim, en détruisant un système qui nourrit des milliards de personnes, sans aucune garantie qu’il serait remplacé par un système qui en nourrirait davantage, ou même autant (et tant la logique que l’Histoire indiquant que ce ne serait pas le cas) – ou que des milliards ne périraient pas de par le processus révolutionnaire lui-même.

Mensonges et amitiés socialistes douteuses (terrorisme, islamisme, négationnisme)

Mais cela aurait-il vraiment été un problème pour Ziegler ? 

En 1970, donc, grâce à Ziegler, un accord secret et ignoble avec des terroristes :

Un accord oral que l’ancien conseiller fédéral Pierre Graber, socialiste lui aussi [quelle coïncidence !], a passé à l’automne 1970 à Genève et à l’insu du Conseil fédéral avec le chef de la politique étrangère de l’OLP, Farouk Kaddoumi. Marcel Gyr révèle qu’au travers de ce moratoire officieux, l’OLP s’engageait à épargner la Suisse d’actes terroristes et à contrôler en ce sens ses factions les plus virulentes. En échange, Pierre Graber s’engageait à faire tout son possible pour que l’OLP puisse avoir pignon sur rue à Genève, siège des Nations-Unies.

– « Jean Ziegler a facilité un accord secret entre la Suisse et l’OLP »

En 1970, donc, en récompense du meurtre de 47 personnes, par ces mêmes terroristes, en Suisse. Gräber devrait s’enterrer de honte.

Qui revendiqua l’attentat ?

Le Front populaire de libération de la Palestine … ( FPLP) est une organisation marxiste-léniniste palestinienne … qui combine nationalisme arabe et marxisme… La doctrine du FPLP s’exprime principalement par le rejet du sionisme et par la promotion du nationalisme palestinien, dans une perspective socialiste révolutionnaire…. Ainsi, le FPLP se décrit comme anti-impérialiste et s’oppose au capitalisme et aux classes exploitantes arabes…. Ce groupe rejoint l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) en 1968 et devient, dans l’organisation, le deuxième groupe par son importance après le Fatah de Yasser Arafat.

– Wikipédia, « Front populaire de libération de la Palestine » (NB, le logo de l’organisation. Tout comme celui du Fatah, d’ailleurs, qui n’est guère mieux.)

Des socialistes, eux aussi, donc. Quelle coïncidence !

Et puisque nous avons mentionné 1984, pensons à cette autre scène : faites-le à ellepas à moi. Sauf que Ziegler n’était pas torturé : c’est de son plein gré qu’il a joué le jeu des pires terroristes.

À propos. Parmi les infâmes dictateurs soutenus par Ziegler, n’oublions pas Mouammar Kadhafi, de la « Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste ». Mention spéciale pour son « prix des droits de l’homme », fondé et reçu par Ziegler :

« Le prix Kadhafi ? Comment pourrais-je l’avoir créé ? C’est absurde ! »

– Jean Ziegler, cité par Michel Jeanneret, « Nations Unies : Jean Ziegler au cœur d’une nouvelle polémique », Le Matin, 24 avril 2006

Le même Ziegler, qui aura soutenu les terroristes de l’OLP, et qui se permet depuis de cracher sur Israël, comme par hasard5, c’est en compagnie du négationniste Roger Garaudy qu’il reçut le Prix Mouammar Kadhafi des droits de l’homme6. Un membre de l’infâme PCF, comme lui. Et un ami qu’il aura soutenu, naturellement :

Ziegler a aussi aidé à promouvoir et proteger les carrières de plusieurs intellectuels européens à la réputation discutable voire dérangeante. En avril 1996 par exemple, il prit la défense de Roger Garaudy, ancien staliniste français converti à l’islam et dont le livre Les mythes fondateurs de la politique israélienne contient des thèses négationnistes. En réaction à la controverse publique que la parution du livre avait provoquée, Ziegler écrit une lettre de soutien à Garaudy que le Comité pour un débat ouvert sur l’Holocauste (CODOH), un groupe dédié à la promotion du négationnisme, a reproduit en entier sur son site Internet et dont voici un extrait :

« Je suis scandalisé par le procès que l’on vous fait….Toute votre œuvre d’écrivain et de philosophe témoigne de la rigueur de vos analyses et de l’indéfectible honnêteté de vos intentions. Elle a fait de vous un des principaux penseurs de notre époque….C’est pour toutes ces raisons que je vous exprime ici ma solidarité et mon admirative amitié. »

– Hillel Neuer, « Les folies Ziegler »

Pourquoi ce prix grotesque ?

Le plus surprenant cependant est le rôle qu’a joué Ziegler dans la co-création et la co-direction du prix international Mouammar al-Kadhafi pour les droits de l’homme qu’il a lui-même d’ailleurs gagné. Ziegler annonça la création du prix en avril 1989, quelques mois seulement après l’attentat de Lockerbie, l’attaque du vol 103 de la Pan Am par des agents secrets libyens. Il a été dit que cela était une tentative cousue de fil blanc pour changer l’image internationale de la Libye comme pays terroriste.

– Hillel Neuer, « Les folies Ziegler »

Co-fondé par Ziegler en 1989, le prix sera reçu notamment par Castro et Chavez, autres amis de Ziegler... La liste de ses acoquinements avec des personnages douteux – dès lors qu’ils sont, comme lui, socialistes (ou tout du moins, anti-capitalistes, anti-Occident, anti-Israël, anti-USA, etc.) – est longue7 :

En plus d’être l’une des célébrités militantes ayant le plus de succès en Europe, Ziegler est aussi l’un des idéologues anti-américain et anti-israélien les plus diligents du continent, ainsi que l’apologiste proéminent d’une galerie de fripouilles constituée de dictateurs du tiers-monde, comme le libyen Mouammar Kadhafi, Robert Mugabe du Zimbabwe et le cubain Fidel Castro. Durant son mandat de Rapporteur Spécial pour le droit à l’alimentation, la cause de la faim dans le monde fut systématiquement reléguée à l’arrière-plan de la promotion de son idéologie anti-occident. Au moment où l’ONU annonce une réforme de son dispositif de droit de l’homme et remplace la très discréditée Commission des droits de l’homme par un nouveau Conseil, décrit comme « l’aube d’une ère nouvelle », le cas de Jean Ziegler remet sérieusement en doute le succès possible de cette réforme et révèle le déclin abrupt et accéléré du système onusien des droits de l’homme ainsi que du mouvement international des droits de l’homme en général.

– Hillel Neuer, « Les folies Ziegler »

Mort socialiste

Le socialisme est la cause principale du ralentissement du progrès. Personne ne devrait jamais mourir, mais pour cela, il faudrait d’abord que personne (ou presque) ne soit jamais socialiste. C’est en effet à cause de socialistes comme Ziegler que des gens, y compris lui-même, meurent encore inutilement aujourd’hui : dans les famines, dans les purges politiques, dans les attentats terroristes, ou, tout simplement, de vieillesse ou de maladies qui devraient être curables depuis longtemps, mais ne le sont pas à cause du ralentissement de la croissance économique que leurs politiques idiotes causent.

C’est pour cela que nous les qualifions d’idiots utiles (ou inutiles, peu lui importe) du néant. L’idéologie qu’ils croient servir est vide de morale, de sens et de but, elle ne constitue qu’un vulgaire nihilisme, elle ne peut mener qu’à la destruction (y compris leur propre destruction), leur seul véritable maître, conscient ou non : le mal, le néant, la mort. Maître que désormais Ziegler a rencontré lui aussi : la cause ultime qu’il aura servie avec tant de diligence toute sa vie durant.

Votre chambre en enfer est prête, M. Ziegler, bien chauffée, elle vous attend depuis longtemps. Vous serez en bonne compagnie, la plupart de vos grands amis, socialistes aux mains couvertes de sang, sont déjà là.

Et pendant ce temps, nous, les capitalistes que vous avez combattus si ardemment, continuerons à construire un monde meilleur, avec vous, contre vous, ou, désormais, sans vous.